Mardi 31 mai 2011 2 31 /05 /Mai /2011 10:34

Cette année, les Imaginales fêtaient leurs 10 ans. Pour l’occasion, Stéphanie Nicot avait vu les choses en grand, en invitant plus d’une centaine d’auteurs et d’artistes qui ont pour la très grande majorité répondu présents. La bulle du livre était pleine à craquer d’artistes venus rencontrer les fans des littératures de l’imaginaire de plus en plus nombreux.

De notre côté, nous fêtions la sortie de Cyclones, le dernier né de la collection « Petite Bulle d’Univers ».

Nous sommes arrivés le jeudi, vers 12 heures, avec nos cartons de Cyclones, fraichement sortis des presses de l’imprimeur. Nous n’étions pas censés vendre nos livres, mais Magali Duez des éditions Griffe d’Encre nous avais réservé une surprise de bienvenue, un cadeau inespéré : un bout de stand pour nous héberger nous et nos Cyclones.

Comme toujours, les Imaginales, c’est que du bonheur …et de la joie partagée entre auteurs et lecteurs.

Nous avons passé la première journée à saluer nos amis éditeurs et auteurs et à prendre des nouvelles de chacun et chacune, une façon très agréable de se mettre dans l’ambiance et de préparer la cohue des visiteurs du week-end.

Quels ont été les points forts de cette édition 2011 ?

- La sortie de Cyclones de Karim Berrouka et Bruno Leray : dernier né de la collection Petite Bulle d’Univers après plus d’un an de silence éditorial et la joie de découvrir que la collection rencontre toujours le même succès en dépit du délai parfois important entre chaque parution.

Karim dédicace Cyclones :

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-  Retrouver de bons amis que nous voyons trop rarement : Zariel, Sylvie Lainé, Elizabeth Ebory, Benoit Guisepin, Menolly, Magali Duez, Jérôme Vincent, Sire Cédric, pour ne citer que ceux qui me viennent spontanément à l’esprit …

- Sous la casquette de dir lit de la collection Petite Bulle d'Univers des éditions Organic, j'ai accordé une interview à Actu-Sf:

link 

Zariel (au centre de la première photo) et Menolly sur le stand Griffe d'Encre.

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-  Les imaginales me permettent également de faire de nouvelles connaissances, et cette année, j’ai pu enfin rencontrer Isabelle Gusso, l’auteur de Présumé coupable, paru chez Griffe d’Encre et Luvan, avec lesquelles j’ai pu discuter un peu.

- Jean-Emmanuel Aubert a également profité de l’occasion pour promouvoir Insangerat, la suite de Lemashtu, en distribuant des badges « Fidèles d’Insangerat » à tous. C’était amusant et troublant de voir le logo d’Insangerat fleurir à la boutonnière de fidèles lecteurs.

J’avais prévu d’assister à quelques conférences sur le livre numérique, mais comme chaque année, l’activité trépidante ne m’a pas permis de passer beaucoup de temps à me détendre et m’informer. J’ai néanmoins pu assister à la table ronde « Nouveaux médias, nouveaux contrats » et écouter Stéphane Marsan, Emanuel Pierrat, Ayerdhal, Pierre Bordage, Pierre Gévart, modérés par Sylvie Lainé, échanger à ce sujet. L’état actuel du marché du livre numérique, encore à ses balbutiements, n’est pas encore bien encadré par la loi et laisse la part belle à des interprétations faites parfois aux dépends des auteurs. La situation devrait s’éclaircir dans les années à venir, avec l’augmentation des ventes de livres numériques. Ayerdhal a profité de la table ronde pour annoncer qu’il avait le projet de monter une maison d’édition numérique, pratiquant des contrats avantageux pour les auteurs et les lecteurs. Yhal promet 50% de droits aux auteurs et un prix de vente compétitif. Stéphane Marsan, nous a parlé de la plate-forme de Bragelonne, qui a déjà écoulé 21 000 livres numériques, un chiffre qui tend à prouver que le livre numérique est un produit d’avenir dans les littératures de l’Imaginaire. Je suis d’autant plus convaincu que même moi, qui ne suis pas une fervente lectrice de Fantasy, j’ai fait l’acquisition d’Ayesha d’Ange pour 2,50 euros que j’ai lu sur mon Ipad. Et je dois avouer que j’ai été agréablement surprise, la lecture est plus agréable que je l’imaginais. Je compte donc faire l’acquisition d’autres titres de Bragelonne et du Bélial sur support numérique. Je n’ai de toute façon plus le choix, mes 650 livres papier ayant envahis tout le premier étage de la maison. La seule inquiétude qui persiste concerne la pérennité du format e-pub, c’est pourquoi, je compte pour l’instant acquérir des livres numériques à prix modique.

Merlin Jacquet et Léo Kennel sur le stand des éditions Hydromel:

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Pour ce qui concerne mes publications, j’étais cette année un peu en « sous-représentation », en raison de l’écriture d’Insangerat, qui m’a pris un an, et de celle d’une novella d’anticipation scientifique et politique intitulée « Asulon » qui m’a occupé trois mois. Je n’avais donc pas beaucoup d’ouvrages nouveaux à présenter. J’étais néanmoins au sommaire de deux anthologies sorties à l’occasion des Imaginales ; « La guerre, anthologie d’une belligérance », dirigée par Yael Assia et Merlin Jacquet, parue chez Hydromel, pour laquelle j’ai écrit un texte traitant du conflit israélo palestinien, et « Borders », une anthologie dirigée par Charlotte Bousquet, et parue chez CDS édition, qui devait initialement s’intituler « Frontière » et pour laquelle, je me suis fendue d’un texte à résonnance autobiographique « Celle qui n’a pas lieu d’être » à propos des troubles autistiques.  Si j’en crois le nombre de dédicaces que j’ai faites, je gage que ces deux ouvrages ont trouvé un large public aux Imaginales.

J’ai donc vendu des livres, des petites bulles d’Univers, des livres de Griffes d’Encre, mais j’ai aussi fait quelques acquisitions. Comme je l’ai déjà évoqué plus haut, je n’ai plus beaucoup de place pour donner corps à ma passion de la lecture, j’ai donc essayé de me montrer raisonnable, j’y suis parvenue dans une certaine mesure. Et oui, cette année, j’ai divisé par deux le nombre de mes achats. Je me suis limitée aux ouvrages que j’avais prévus d’acquérir sans me laisser séduire par les sirènes enchanteresse de l’imaginaire.

-       Arachnae de Charlotte Bousquet que je lorgnais depuis plusieurs mois.

-       Les vestiges de l’aube de David S Kara, car je lis toute la littérature vampirique pour m’informer des tendances du genre.

-       Un numéro de la revue Fictions car j’ai un faible pour le design et la qualité de cette revue des Moutons électriques.

-       Dragon de glace, de RR Martin, paru chez Actu-Sf, car j’essaye de me mettre à la Fantasy depuis quelques mois.

-       Crépuscule de Thierry di Rollo (Actu-sf) parce que c’est parfois bon de se faire un peu de mal.

-       Le jeu de l’ombre de Sire Cédric, parce que comme beaucoup de gens, j’aime ce qu’il écrit et j’achète tous ses livres. En souvenir d’un gros coup de pouce qu’il ma accordé il y a maintenant quelques années et de longues soirées à discuter écriture via MSN

-       - Navea d’Elizabeth Ebory (Griffe d’Enre), dont j’aime la plume délicate et l’univers en demi-teinte.

-       Loar de Loïc Henry (Griffe d’Encre), que je ne connais pas, mais je n’ai jamais pu résister à la perspective d’ingurgiter un space opéra de bon calibre.

-       36 marches jusqu’en enfer, recueil de Sébastien Gollut, (Griffe d’Encre) parce que j’avais aimé la novella « La répulsion de Karst Olenmyl ».

-       Je voulais également acquérir « dernières nouvelles de la terre » de Pierre Bordage, mais quand Jean-Emmanuel s’est présenté devant Pierre, il n’y en avait plus. Je me suis donc rabattu sur rien pour me tenir à mes bonnes résolutions.

 

J’ai également profité de ces Imaginales pour faire avancer quelques projets en cours. J’ai discuté avec André-François Ruaud des Moutons électriques, dont la collection de livres thématiques me laisse admirative. Et j’ai lorgné du côté de l’Atalante...

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André-François Ruaud et moi discutant Beaux Livres et Imprimeurs.

Il ne reste plus qu’à attendre l’année prochaine …

Bonne lecture à tous !

 

Par Li-Cam
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